La position anti-israélienne de l’Europe va bien au-delà de l’antisémitisme | Le Poste de Jérusalem

Jerusalem Post - 27/01
La montée du sentiment anti-israélien en Europe est liée à la politique, à l’histoire et à la diplomatie, et non à l’antisémitisme ou à la migration musulmane, selon un rapport de l’Université de Tel Aviv.

L’argument selon lequel l’antisémitisme serait à l’origine de la montée des sentiments anti-israéliens observés depuis le début de la guerre contre le Hamas est « faible », selon une étude publiée par le Centre d’étude de la communauté juive européenne contemporaine de l’Université de Tel Aviv, qui considère plutôt l’histoire, la diplomatie et l’impact comme les facteurs dominants.

Publiée dans le rapport annuel « Pour une cause juste », à l’approche de la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste, l’étude cherchait à comprendre pourquoi le bloc européen israélo-sceptique n’avait pas soutenu l’État juif, abandonnant les raisons populaires de la migration musulmane et du sentiment anti-juif.

Nommant l’Islande, l’Irlande, le Luxembourg, Malte, la Norvège, la Slovénie, l’Espagne et la Belgique comme P-8, les chercheurs ont basé leur compréhension de l’attitude de ces pays à l’égard d’Israël sur une analyse de dizaines de sondages d’opinion et de centaines de discours, déclarations, publications sur les réseaux sociaux et colonnes d’opinion, ainsi que sur des entretiens avec plus de 30 hommes politiques, diplomates, journalistes et universitaires européens.

Même si les auteurs de l’étude reconnaissent le lien entre l’antisémitisme et le climat politique, ils soutiennent qu’il est difficile de déterminer quand la critique d’Israël constitue un double standard antisémite ou une position légitime.

De plus, les pays du bloc P-8 connaissent des taux d’attaques antisémites relativement faibles, en corrélation avec leur population juive relativement faible.

Une enquête comparative menée par le Pew Research Center en 2018 dans 15 pays européens a montré que les populations norvégienne (95 %), belge (89 %), espagnole (79 %) et irlandaise (70 %) ont des taux de contention plus élevés concernant la perspective d’avoir des Juifs comme membres de leur famille qu’en Allemagne et en Autriche, pays considérés comme ayant une position plus favorable à l’égard d’Israël.

Des manifestants pro-palestiniens brandissent une banderole lors d'une manifestation contre l'arrivée d'un bateau de croisière israélien dans le port du Pirée, près d'Athènes, en Grèce, le 12 juin 2025. (crédit : REUTERS/Louisa Gouliamaki)

Les auteurs de l’étude n’ont trouvé aucune preuve crédible suggérant que l’opinion publique des pays du P-8 dirige leurs gouvernements avec « des opinions haineuses ou des préjugés profondément ancrés à l’égard des Juifs », qui autrement expliqueraient les tendances politiques ou les déclarations officielles anti-israéliennes.

Des enquêtes récentes sur les attitudes du public à l’égard d...
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